J'ai lu aujourd'hui un top 10 désastreux des films navets de la dernière décennie : on y trouvait des réalisateurs tels que David Lynch, Gus van Sant... Un de mes films préférés s'y trouvait : Tend'Abbas Kiarostami. (2002) Un film à voir absolument. Et puis j'aime bcp le cinéma iranien.
Souvent les principaux protagonistes y sont des femmes et des enfants;
de là à dire que les cinéastes iraniens ont une sensibilité très féminine
dans laquelle je me reconnais plus facilement... Pourtant, voyez Ten et goûtez au génie de la mise en scène la plus épurée : j'adore ! Un film structuré de drôle de manière. Un seul lieu : l'intérieur d'une voiture. Plus précisément, les deux sièges avant du véhicule. La caméra fixée soit sur la conductrice, soit sur son(sa) passager(ère), ou pas.
10 séquences.
Ce film raconte le quotidien et la place de la femme dans la société iranienne. Au travers les questionnements du personnage principal, la conductrice, est abordé le rapport des femmes à l'amour, à la religion, à l'enfant, au sexe, au couple, au travail... Mais très vite le cadre déborde les frontières iraniennes. Ça touche à l'universel.
Une mise en scène minimaliste, magistrale. Du non-mouvement dans le mouvement, ou bien l'inverse. Situation quasi-bouddhique dans sa terminologie même : on suit un véhicule, efficace moyen de transport et précieux espace de liberté où le temps est donné à l'un et à l'autre.
Abbas Kiarostami nous donne à y voir leurs corps confinés.
Et aiguise ainsi notre regard. Champs et contre-champs sur des dialogues et des comédiens qui nous touchent et nous font parfois sourire comme on le ferait de nous-mêmes : un film rare, terriblement sensible et intelligent.
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Le plus dingue dans ce fâcheux top 10, c'est que j'y ai retrouvé un autre film étonnant sorti en 2002 : Intervention divine d'Elia Suleiman. Un Palestinien de Jerusalem est amoureux d'une Palestinienne de Ramallah. Ancré dans une réalité d'actualité, ce film raconte à la manière d'une fable l'histoire de ceux qui la vivent. Avec humour et force de symbolisme, Elia Suleiman dépeint le quotidien, les espoirs et désespoirs de ses personnages. La nature humaine parfois mise en cause, ou pas. Regard fabuleusement exacerbé sur un paysage, une terre, des hommes et des femmes. Film poète, magique aussi, encore plus proche de nos rêves. Le film ne cherche pas un hypothétique dialogue, la parole y laisse la place à l'image, et au silence. Comme un espace/temps de réflexion en sus. Film militant. Œil pour œil, absurde pour absurde... Un rythme de lecture vivifiant, bousculé par des séquences musicales, genre comédie.
Une super BO ! Le récit, qui nous perd d'un côté ou de l'autre de la frontière, retrace des instants de vies parallèles, indépendantes et voisines. Plusieurs fois, on revient sur des mêmes gestes, actions répétées jour après jour : un processus de récit proche de la litanie qui rappelle celui des textes religieux. Pourtant dans ce film, de la religion on n'en dit pas un seul mot, pas un seul Nom. Les premières images donnent le ton : un père-noël meurt poignardé en plein cœur, à la frontière entre Israel et la Palestine, un terrain sec et aride brûlé par le soleil. On y voit des mirages. Un film qui passe d'un côté et de l'autre du rêve ou de la réalité, de l'illusion
ou de la désillusion. D'intervention divine, il n'en est plus.
chez mon grand-oncle, rare & délicieuse cave à gnôle : prune, quetche, mirabelle... village de franche-comté, pays de la Cancoillotte. 509 âmes & depuis hier, ma grand-mère, mamy, Madeleine Marguerite,
y repose en paix. c'est calme, très calme. joli tout aussi & on y élève des buffles... souvenir d'une enfance lointaine.
Far East !
Southern trees bear strange fruit, Blood on the leaves and blood at the root, Black bodies swinging in the southern breeze, Strange fruit hanging from the poplar trees.
Pastoral scene of the gallant south, The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolias, sweet and fresh, Then the sudden smell of burning flesh.
Here is the fruit for the crows to pluck, For the rain to gather, for the wind to suck, For the sun to rot, for the trees to drop, Here is a strange and bitter crop.
Après une tournée avec Artie Shaw écourtée à cause du racisme des Etats du sud (une chanteuse noire dans un orchestre blanc), Billie Holiday rentre à NY.
Elle chante dans des clubs, en particulier au Café Society. A cette époque, on commence à la voir s'abîmer dans l'alcool, fumer de la marijuana entre les sets et enchaîner les liaisons féminines _on la surnomme alors Mister Holiday... En mars 39, elle y chante Strange Fruit pour la première fois, une métaphore du lynchage des noirs encore fréquent dans les Etats du sud. La chanson déchaîne la controverse. L'enregistrement est un fulgurant succès. Il accompagnera le Mouvement moderne des droits civiques aux US. Strange fruit y est depuis devenu le terme synonyme de lynchage.
ti' Swan dit le chat toon.
j'ai vécu 16 ans avec lui un amour très calin,
il est parti et pourtant je l'aime encore.
Cet hiver, les nuits vont être froides et les matins tristes...
Pas de photo de Untitled (placebo)
de Felix Gonzales-Torrez.
Tas de bonbons au papier d'argent ;
j'ai préféré en emporter un.
(à minuit déjà, le tas dispersé, bonbons qui jonchaient le sol,
pour la plupart leur papier déchiré, illuminés, éblouissants
dans la lumière blanche et crue des spots,
au sein des colonnes d'entrée de la nef du Grand Palais,
têtes d'anges et architecture d'un autre siècle)
Les uns les autres à en jeter par poignées,
batailles improvisées de bonbons
à en fouler les papiers brillants, ou y shooter dedans !
bonbons collant sous la semelle...
à rire ou ni rien comprendre, intrigués, amusés
bon enfant.
Plus tard dans la nuit, plus loin dans la ville,
quelques uns de ces papiers éparpillés, sur les trottoirs,
dans les caniveaux ou sur le rebord d'une fenêtre,
jetésau gré d'une fringale ?
de cheminements plus ou moins hasardeux.
L'œuvre s'étendait dans la ville. Yves Klein en avait rêvé, ils l'ont fait !
Sur la place de la Concorde, le ciel était sien. Kimsoonja, To Breathe_Invisible Mirror/ Invisible Needle. Installation video, grand écran, sur scène à-plat de couleurs
passages en douceur. Le son raconte autrement :
une respiration haletante, s'accelère ;l'oreille suit,
le cœur aussi.
Au-dessus de nos têtes, assis dans le Théâtre Musical de Paris,
badauds mais curieux quand même, style XIXème...
Contrastes de temps et de rythmes. A chacun son plaisir. La pleine lune haut dans le ciel pour projecteur,
voir et entendre au pied de l'immeuble les spectateurs
s'arrêter, attendre, se demander... revenir, se parler, lui parler
2 mannequins ? La main bouge j'te dis...
C'est pas possible : t'as vu la taille des paluches ?! (...) Z'y va... Saute ! Les flics en voiture font leur patrouille. Mais que fait la police ?
(...) Celui de dessus, c'est un faux ? Non celui de dessous c'est un faux,
celui de dessus, c'est un fou (...)
C'est Heinrich Lüber, une performance ! Et pour finir, en hommage aux petits petons du petit matin ... Le Proverbe Turc, Erik Dietman. Des bougies se consument dans des chaussures de bronze (cours de l'hôtel Albret, XVIIIème siècle 75004) _ quelques incrédules dans la foule. : parade nocturne (...) mémorial pour anonymes
j'ai hésité longtemps avant de choisir une photo de ma belle 204 break modèle 1967 moteur essence
finalement j'ai choisi celle d'actualité : au garage.
photo de chantier d'un projet
qui m'aura pris un an et donné qq cheveux blancs,
évocation des propos scandaleux de Benoit XVI
de Marilyn Manson en couverture de la revue art press.