un film de serge bourguignon, Oscar du meilleur film étranger 1963.
ai découvert l'existence de ce film aujourd'hui, conseillé, controversé.
quelques images...
Technorati Tags : serge bourguignon, hardy krüger, nicole courcel, patricia gozzi, ville d'avray, dimanches
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jeudi, septembre 29, 2011
vendredi, janvier 15, 2010
by maya deren
de ses recherches sur les rituels vaudous en Haïti, un livre :
Divine Horsemen (1953) et un film de 5 heures que la mort l'empêchera de monter [...]
Technorati Tags : haïti, vaudou, voodoo, divine horsemen, the living gods, maya deren
vendredi, octobre 30, 2009
continental circus
revu hier sur grand écran, CONTINENTAL CIRCUS, un film rare, culte pour certains, beau (au-delà du sale état des copies restantes), émouvant... musique écrite par Gong, rock progressif, fabuleux... tourné en 1969, dans le vent (épris de liberté !..) de 68, premier film de Jérôme Laperrousaz, 21 ans [Made in Jamaïca, 2006], reçoit le prix Jean Vigo, est nominé aux Oscars... un vrai bonheur ! ... extrait (with all the credits) :
glanée sur le web il y a un an, cette critique (anonyme) excellente :
glanée sur le web il y a un an, cette critique (anonyme) excellente :
il y a les chefs-d’œuvre, il y a les films cultes. Et quand les films cultes sont des chefs-d’œuvre, ils changent la vie de ceux qui les ont vu. Parmi ceux-là, il y a « Continental Circus » Une météorite, produite par l’ORTF en 1969 et qui va révolutionner le film documentaire mondial.
Car « Continental Circus » est un documentaire, et culte. Deux mots qui ne vont pas bien ensemble, en général. Et pourtant…
Jérôme Laperrousaz, réalisateur à l’ORTF, décide de réaliser son premier long métrage. Nous sommes en 1969. Il choisit de couvrir les courses du championnat du monde moto. Il suivra les courses, de 1969 à 1971, aux cotés de Jack Findlay, le meilleur pilote privé de l’époque, et de sa femme Nanou, personnages principaux de son film.
Parti de son Australie natale vers l’Europe, en 1961, avec 25 dollars en poche, Findlay devient une figure du « continental circus », le monde des courses de moto. Sans sponsors, faisant tout lui-même, comme beaucoup à l’époque, il en est l’un des meilleurs et n’a qu’une idée en tête, qui deviendra une obsession, battre Giacomo Agostini, le plus grand pilote des années 60.
« Continental circus » raconte sa quête, émouvante et hallucinée, dans un monde à part, où la passion emporte tout jusqu’à la mort. Les « circuits », bordés de murs, d’arbres ou même d’immeubles, sont des pièges mortels où beaucoup laisseront la vie.
Mais « Continental Circus » est surtout un témoignage. Celui d’une époque. Le premier documentaire de « cinéma brut » ou « cinéma vérité » de l’histoire. Deux ans avant Louis Malle, qui tournera en 1972 « Humain trop humain », un documentaire silencieux sur les ouvriers de Citroën, et bien avant Raymond Depardon, qui sera ensuite le maître du genre, notamment avec « faits divers » en 1982, Jérôme Laperrousaz pose les jalons d’un cinéma qui témoigne mais ne juge pas, ne parle pas. Il est partout, caméra à l’épaule, ou embarquée sur les motos, 20 ans avant tout le monde, mais sans jamais intervenir ni interroger, et sans voix off.
Le résultat est une immersion totale, une émotion unique. Certaines prises restituent une atmosphère digne des grands réalisateurs italiens. Le montage est parfait. La caméra, discrète et pourtant présente, capte les gestes et surtout les regards, comme rarement au cinéma. Elle se fait pudique et s’éloigne lorsqu’une femme de pilote comprend que son mari vient de se tuer dans une chute. La caméra est encore là, comme si elle n’existait pas, lorsqu’un pilote de side-car se relève après une cabriole. On l’entend dire : « j’ai le poignet cassé » alors qu’il s’éloigne, énervé.
Et puis il y a la bande son. D’abord les motos. Le chant magique de la MV Agusta trois cylindres. Et la musique. Jamais celle-ci n’a été autant en osmose avec les images. Œuvre de Daevid Allen, fondateur du groupe français Gong, elle est surnaturelle. Le morceau "Blues For Findlay", avec son rythme lancinant et des solos de guitare glissando, est la meilleure évocation jamais enregistrée d’images de vitesse. La rythmique sonne comme un moteur et autorise toutes les prises de risque, comme ce monumental duo saxophone / guitare œuvre de Didier Malherbe et Daevid Allen. Ce morceau d'un quart d'heure possède un souffle épique que le solo de guitare énervé - qui dure la totalité du morceau – illumine.
La bande originale du film sortira en 1971, sous le titre Continental Circus, et deviendra culte, comme le film. Gong deviendra ensuite LE groupe français de rock planant ou « space rock » des années 70.
Mais lorsque Continental Circus sort en salles en avril 1972, il n’intéresse pas grand monde. La faute sans doute au sujet, la moto. Et pourtant ! Reconnu par le monde du cinéma, Continental Circus sera sélectionné pour les Oscars à Hollywood et recevra la même année le prix Jean Vigo.
Quand à ceux qui l’ont vu au cinéma cette année-là, ils s’en rappellent encore : « Un souvenir incroyable lors de la projection de ce film. C'était la première fois qu'il y avait une caméra embarquée sur une moto et toute la salle penchait la tête à droite ou à gauche dans les virages. Il faut vraiment avoir vu ça au moins une fois dans sa vie ».
Et puis il y ceux qui ne l’ont jamais vu justement, les plus nombreux. Et qui le cherchent toujours aux quatre coins de la terre, même s’ils n’étaient pas nés à l’époque. Car Continental Circus est culte dans le monde entier. Sorti en VHS chez Fox Pathé Europa et réédité aussi il y a quelques années par Canal Jimmy, il est épuisé. Alors, ils sont des milliers à le chercher aujourd’hui sur Internet.
« un film qui se distingue des autres par un rapport particulier qu'il entretient avec les spectateurs qui l'ont vu, par l’aura qui l’entoure, l'influence qu'il a eu sur le cinéma et qui touchent même ceux qui ne l'ont pas vu. Ce qui est culte est rare, et ce qui est rare devient également signe de ralliement culturel d'une communauté »
Telle est la définition du film culte. Et Continental Circus, c’est exactement ça, une heure et quarante deux minutes de voyages dans l’espace.
40 ans après son tournage, on le reçoit comme un coup de poing dans l’âme.
Quand à Jack Findlay, devenu célèbre grâce à Continental Circus, il arrêtera sa carrière après une dernière chute en 1978, qui le laissera plusieurs heures entre la vie et la mort. Il est décédé chez lui, il y a tout juste un an, dans sa maison du sud.
Mais l’histoire était déjà écrite.
Technorati Tags : cinema brut, film culte, prix jean vigo 1972, continental circus, courses de motos, jack findlay, jérôme laperrousaz, blues for findlay, didier malherbe, daevid allen, gong
Car « Continental Circus » est un documentaire, et culte. Deux mots qui ne vont pas bien ensemble, en général. Et pourtant…
Jérôme Laperrousaz, réalisateur à l’ORTF, décide de réaliser son premier long métrage. Nous sommes en 1969. Il choisit de couvrir les courses du championnat du monde moto. Il suivra les courses, de 1969 à 1971, aux cotés de Jack Findlay, le meilleur pilote privé de l’époque, et de sa femme Nanou, personnages principaux de son film.
Parti de son Australie natale vers l’Europe, en 1961, avec 25 dollars en poche, Findlay devient une figure du « continental circus », le monde des courses de moto. Sans sponsors, faisant tout lui-même, comme beaucoup à l’époque, il en est l’un des meilleurs et n’a qu’une idée en tête, qui deviendra une obsession, battre Giacomo Agostini, le plus grand pilote des années 60.
« Continental circus » raconte sa quête, émouvante et hallucinée, dans un monde à part, où la passion emporte tout jusqu’à la mort. Les « circuits », bordés de murs, d’arbres ou même d’immeubles, sont des pièges mortels où beaucoup laisseront la vie.
Mais « Continental Circus » est surtout un témoignage. Celui d’une époque. Le premier documentaire de « cinéma brut » ou « cinéma vérité » de l’histoire. Deux ans avant Louis Malle, qui tournera en 1972 « Humain trop humain », un documentaire silencieux sur les ouvriers de Citroën, et bien avant Raymond Depardon, qui sera ensuite le maître du genre, notamment avec « faits divers » en 1982, Jérôme Laperrousaz pose les jalons d’un cinéma qui témoigne mais ne juge pas, ne parle pas. Il est partout, caméra à l’épaule, ou embarquée sur les motos, 20 ans avant tout le monde, mais sans jamais intervenir ni interroger, et sans voix off.
Le résultat est une immersion totale, une émotion unique. Certaines prises restituent une atmosphère digne des grands réalisateurs italiens. Le montage est parfait. La caméra, discrète et pourtant présente, capte les gestes et surtout les regards, comme rarement au cinéma. Elle se fait pudique et s’éloigne lorsqu’une femme de pilote comprend que son mari vient de se tuer dans une chute. La caméra est encore là, comme si elle n’existait pas, lorsqu’un pilote de side-car se relève après une cabriole. On l’entend dire : « j’ai le poignet cassé » alors qu’il s’éloigne, énervé.
Et puis il y a la bande son. D’abord les motos. Le chant magique de la MV Agusta trois cylindres. Et la musique. Jamais celle-ci n’a été autant en osmose avec les images. Œuvre de Daevid Allen, fondateur du groupe français Gong, elle est surnaturelle. Le morceau "Blues For Findlay", avec son rythme lancinant et des solos de guitare glissando, est la meilleure évocation jamais enregistrée d’images de vitesse. La rythmique sonne comme un moteur et autorise toutes les prises de risque, comme ce monumental duo saxophone / guitare œuvre de Didier Malherbe et Daevid Allen. Ce morceau d'un quart d'heure possède un souffle épique que le solo de guitare énervé - qui dure la totalité du morceau – illumine.
La bande originale du film sortira en 1971, sous le titre Continental Circus, et deviendra culte, comme le film. Gong deviendra ensuite LE groupe français de rock planant ou « space rock » des années 70.
Mais lorsque Continental Circus sort en salles en avril 1972, il n’intéresse pas grand monde. La faute sans doute au sujet, la moto. Et pourtant ! Reconnu par le monde du cinéma, Continental Circus sera sélectionné pour les Oscars à Hollywood et recevra la même année le prix Jean Vigo.
Quand à ceux qui l’ont vu au cinéma cette année-là, ils s’en rappellent encore : « Un souvenir incroyable lors de la projection de ce film. C'était la première fois qu'il y avait une caméra embarquée sur une moto et toute la salle penchait la tête à droite ou à gauche dans les virages. Il faut vraiment avoir vu ça au moins une fois dans sa vie ».
Et puis il y ceux qui ne l’ont jamais vu justement, les plus nombreux. Et qui le cherchent toujours aux quatre coins de la terre, même s’ils n’étaient pas nés à l’époque. Car Continental Circus est culte dans le monde entier. Sorti en VHS chez Fox Pathé Europa et réédité aussi il y a quelques années par Canal Jimmy, il est épuisé. Alors, ils sont des milliers à le chercher aujourd’hui sur Internet.
« un film qui se distingue des autres par un rapport particulier qu'il entretient avec les spectateurs qui l'ont vu, par l’aura qui l’entoure, l'influence qu'il a eu sur le cinéma et qui touchent même ceux qui ne l'ont pas vu. Ce qui est culte est rare, et ce qui est rare devient également signe de ralliement culturel d'une communauté »
Telle est la définition du film culte. Et Continental Circus, c’est exactement ça, une heure et quarante deux minutes de voyages dans l’espace.
40 ans après son tournage, on le reçoit comme un coup de poing dans l’âme.
Quand à Jack Findlay, devenu célèbre grâce à Continental Circus, il arrêtera sa carrière après une dernière chute en 1978, qui le laissera plusieurs heures entre la vie et la mort. Il est décédé chez lui, il y a tout juste un an, dans sa maison du sud.
Mais l’histoire était déjà écrite.
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vendredi, octobre 23, 2009
carré blanc_titre provisoire

3 "petits" jours de tournage et puis s'en vont...
re-take de 3 séq. du prochain film de jean-baptiste leonetti. à voir...
Technorati Tags : jean-baptiste leonetti
jeudi, décembre 04, 2008
E.T. ... créa la femme
... des WIP ! des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK !
ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
ça fait WHIN ! ... et puis KLING !
après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
... CHRACK ! je suis là CRASH ! ... TCHLACK !
... CRACK ! embrasse-moi SMACK !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !
ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK !
ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
ça fait WHIN ! ... et puis KLING !
après quoi je fais TILT ! et ça fait BOING !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !
... CHRACK ! je suis là CRASH ! ... TCHLACK !
... CRACK ! embrasse-moi SMACK !
SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZZZZ !
Comic Strip, de Serge Gainsbourg, avec Brigitte... brune.
1968, la chanson croise le fer avec un film d'anthologie : Barbarella.

une curiosité cinématographique, et blonde, de Roger Vadim.
après Bardot dans "Et Dieu ... créa la femme" _1956, pas mal_
sa caméra bouscule les flancs délicieux de Jane Fonda, bcp mieux :
master-piece dans son genre, film culte de mon enfance.sa caméra bouscule les flancs délicieux de Jane Fonda, bcp mieux :
générique sur fond de strip-tease, one of the best ever on screens !
prélude à l'orgasmotron de Woody et de ses robots qq années plus tard,
une "machine excessive" qui bug sur calcul orgasmique...
un homme avec des longs poils; un autre, aveugle et presque imberbe,
avec des ailes, un slip en plumes... le troisième est un savant fou.
& une brunette est armée d'un shuriken, façon cran d'arrêt.
un monde où les poupées mordent et les perruches vous déchiquettent...
film SF en fourrure orange, plastique opalescent, aluminium froissé :
du seventies assumé ! un bijou. d'après une BD, un remake en cours.

quand les extra-terrestres créèrent la femme...
après BB ! speciale dedicace
prélude à l'orgasmotron de Woody et de ses robots qq années plus tard,
une "machine excessive" qui bug sur calcul orgasmique...
un homme avec des longs poils; un autre, aveugle et presque imberbe,
avec des ailes, un slip en plumes... le troisième est un savant fou.
& une brunette est armée d'un shuriken, façon cran d'arrêt.
un monde où les poupées mordent et les perruches vous déchiquettent...
film SF en fourrure orange, plastique opalescent, aluminium froissé :
du seventies assumé ! un bijou. d'après une BD, un remake en cours.

quand les extra-terrestres créèrent la femme...
après BB ! speciale dedicace
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lundi, octobre 15, 2007
bogojevic narath
plasticat, un film croate de simon bogojevic-narath (2003), animation 3D excellente récompensée à de nombreux festivals. l'histoire est simple, le propos clair et la critique sociale. l'atmosphère est très blade runner, les chats en prime... 10 minutes pour les moins de 7 à plus de 77 ans.
j'ai découvert simon bogojevic-narath avec un autre film, extraordinaire : levijatan (léviathan 2006). primé de multiples fois, notamment à clermont-ferrand 2007 (meilleur anim. et mention jury). une histoire moins simple mais fascinante. film inspiré du léviathan de thomas hobbes (1651). dans la bible monstre marin couvert d'écailles (à abattre), ici le léviathan composé d'une foule d'individus imbéciles heureux illustre la théorie hobbésienne du contrat social. sur laquelle dès aujourd'hui je m'instruis...
3 adresses pour en savoir plus : un, deux & wikipedia
l'ambiance n'a plus rien à voir avec celle de plasticat, c'est plutôt du bruegels revisité brissot, à l'heure des plateformes playstation et autres espaces fantasy...

simon bogojevic-narath est membre du studio d'animation croate kenges, créé en 1997, qui, outre les projets commerciaux, produit chaque année des films courts et expérimentaux.
j'ai découvert simon bogojevic-narath avec un autre film, extraordinaire : levijatan (léviathan 2006). primé de multiples fois, notamment à clermont-ferrand 2007 (meilleur anim. et mention jury). une histoire moins simple mais fascinante. film inspiré du léviathan de thomas hobbes (1651). dans la bible monstre marin couvert d'écailles (à abattre), ici le léviathan composé d'une foule d'individus imbéciles heureux illustre la théorie hobbésienne du contrat social. sur laquelle dès aujourd'hui je m'instruis...
3 adresses pour en savoir plus : un, deux & wikipedia
l'ambiance n'a plus rien à voir avec celle de plasticat, c'est plutôt du bruegels revisité brissot, à l'heure des plateformes playstation et autres espaces fantasy...

simon bogojevic-narath est membre du studio d'animation croate kenges, créé en 1997, qui, outre les projets commerciaux, produit chaque année des films courts et expérimentaux.
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mercredi, septembre 05, 2007
hommage à rémy belvaux
extrait d'interview de rémy belvaux (le gars au milieu), co-réalisateur du film "c'est arrivé près de chez vous" (1992), co-entarteur de bill gates (1998), décédé il y a un an.
Technorati Tags : remy belvaux, benoit poelvoorde, bill gates, serial killer
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lundi, février 12, 2007
Top Flop
A la lecture de ces titres de films que j'ai bcp aimé dans un Top 10 de films à éviter (cf. post précédent), j'ai poussé la curiosité sur plusieurs forums pour y découvrir peut-être d'autres perles... Quelques désaccords certes mais rien d'équivalent.
Nombreux sont les films cités que je n'ai pas vu, ils font pourtant souvent partis du paysage cinématographique auquel on ne peut se soustraire complètement (ici en France) : comédies françaises et blockbusters US. Affiches 3x4, extraits, re-diffusions multiples, pour certains j'en ai vu assez d'images pour une longueur de film. Ex.: j'ai un a priori certain pour toute la filmographie (aux exceptions près qui confirment la règle) de Christian Clavier. Va idem pour Christophe Lambert ! Je prends des risques là ? Enfin bcp d'internautes (de part et d'autre de l'Atlantique) se rejoignent sur les performances de Michael Youn (Iznogoud, La Beuze, ...). Brice de Nice est également en bonne place.

Dans le fouillis du net, si on cherche évidemment dans les films sans complexe, catalogués avec fierté dans l'ordre des nanars, films B, Z ou Omega, on découvre des titres qui font r^vés : L'Attaque de la moussaka géante (SF grec) ou Y'a un os dans la moulinette (1974 FR) ! Ceux-là sont hors concours. Repéré dans un autre genre mais qui s'est choisi un titre (traduit) bien casse-gueule : Flic ET rebelle.
J'ai découvert par ailleurs, des cérémonies très officielles de remises de prix aux nanars.
Aux US, les Razzie® Awards priment de "framboises d'or" le pire du cinéma américain, la veille de la cérémonie des Oscars.
A noter qu'en 2004, Halle Berry, bonne joueuse, était venue, accompagnée du scénariste du même film également primé, chercher sa "framboise" de la pire actrice (in "Catwoman"). Pitof, lui-aussi remercié en tant que réalisateur, ne s'était pas déplacé (contrairement à Paul Verhoeven, plus fairplay, en 1996 pour Showgirls). Les votants sont les membres des Razzie® Awards, c'est-à-dire tout ceux qui veulent s'y inscrire, il suffit de payer ! Les résultats le 24 février. Pour les nominés de cette année : http://www.razzies.com/history/27thNoms.asp
Au Canada, tout le monde peut voter et c'est gratuit. On les appelle les Bidets d'Or.
Les Bronzés 3, récemment primé par Le Film Français avec le Trophée des Trophées (! leur attachée de presse parle de cinéma d'auteurs...) y arrive en tête des mises en nomination (comme quoi, les coups et les douleurs...). Le troisième volet de la mythique série décroche en effet 9 mises en nomination pour les Bidets d'Or, les prix qui récompensent(!) le meilleur du pire du cinéma français. Le film de P. Leconte arrive loin devant les autres productions. Et avec 5 mises en nomination, Ô Jerusalem et L'Entente Cordiale ne sont pas en reste. Enfin Incontrôlable avec ses 4 sélections, permet à Michael Youn d'être le premier acteur à placer depuis 4 années consécutives, tous ses films. Les gagnants seront choisis par le public et les résultats connus le 23 février prochain. Pour voter, suivez ce lien :
http://www.lesbidets.com/section_vote/
En France, ce sont les Gérard du cinéma qui ont lieu 2 jrs avant la cérémonie des Césars. Seuls un jury de journalistes choisis participe au vote. A retenir dans le cadre de la "plus mauvaise réplique" : _Ah ben ça alors ! in "The Da Vinci code", quand Audrey Tautou apprend qu'elle est la descendante du Christ. Leur site : http://www.lesgerard.net. Remise des prix (parpaings béton peints en or...) le 22 février au Réservoir, Paris, 20h.
_
Maintenant, à moi de jouer. Difficile cependant quand on évite de prime abord les navets au cinéma, ou qu'on les zappe bien vite ailleurs. Si je me restreins à la dernière décennie, je ne pourrais pas citer 10 films (j'ai vu bien plus de 10 "mauvais" films mais ils n'ont pas même l'étoffe de s'inscrire dans 1 quelconque top). Par chance, j'aime la SF et c'est un genre capable du meilleur comme du pire... Voici donc mon Top Flop (films pourtant félicités par la critique et/ou par l'affluence du public) :
- Mission to Mars (et oui de Palma, consternant ! Mais après la projectx, nous avons bien ri à le critiquer avec mon frère et une amie; ça a bien tenu tout le dîner et on en reparle encore !)
- Avalon d'Oshii (m'a donné autant d'urticaire que Parking de J. Demy qq ans auparavant)
- Catwoman de Pitof (déjà Vidocq vu de loin n'annonçait pas gd chose)
- OSS117 (nominé par l'académie des Césars en vue du vote, je n'ai pu ni l'éviter ni le zapper. Je ne voterai pas, je n'ai pas pu subir tous les films proposés)
- La Trahison de Philippe Faucon (si certains n'en avaient pas dit autant de bien, je l'aurais peut-être oublié)...
J'ai découvert par ailleurs, des cérémonies très officielles de remises de prix aux nanars.
Aux US, les Razzie® Awards priment de "framboises d'or" le pire du cinéma américain, la veille de la cérémonie des Oscars.
A noter qu'en 2004, Halle Berry, bonne joueuse, était venue, accompagnée du scénariste du même film également primé, chercher sa "framboise" de la pire actrice (in "Catwoman"). Pitof, lui-aussi remercié en tant que réalisateur, ne s'était pas déplacé (contrairement à Paul Verhoeven, plus fairplay, en 1996 pour Showgirls). Les votants sont les membres des Razzie® Awards, c'est-à-dire tout ceux qui veulent s'y inscrire, il suffit de payer ! Les résultats le 24 février. Pour les nominés de cette année : http://www.razzies.com/history/27thNoms.asp
Au Canada, tout le monde peut voter et c'est gratuit. On les appelle les Bidets d'Or.
Les Bronzés 3, récemment primé par Le Film Français avec le Trophée des Trophées (! leur attachée de presse parle de cinéma d'auteurs...) y arrive en tête des mises en nomination (comme quoi, les coups et les douleurs...). Le troisième volet de la mythique série décroche en effet 9 mises en nomination pour les Bidets d'Or, les prix qui récompensent(!) le meilleur du pire du cinéma français. Le film de P. Leconte arrive loin devant les autres productions. Et avec 5 mises en nomination, Ô Jerusalem et L'Entente Cordiale ne sont pas en reste. Enfin Incontrôlable avec ses 4 sélections, permet à Michael Youn d'être le premier acteur à placer depuis 4 années consécutives, tous ses films. Les gagnants seront choisis par le public et les résultats connus le 23 février prochain. Pour voter, suivez ce lien :
http://www.lesbidets.com/section_vote/
En France, ce sont les Gérard du cinéma qui ont lieu 2 jrs avant la cérémonie des Césars. Seuls un jury de journalistes choisis participe au vote. A retenir dans le cadre de la "plus mauvaise réplique" : _Ah ben ça alors ! in "The Da Vinci code", quand Audrey Tautou apprend qu'elle est la descendante du Christ. Leur site : http://www.lesgerard.net. Remise des prix (parpaings béton peints en or...) le 22 février au Réservoir, Paris, 20h.
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Maintenant, à moi de jouer. Difficile cependant quand on évite de prime abord les navets au cinéma, ou qu'on les zappe bien vite ailleurs. Si je me restreins à la dernière décennie, je ne pourrais pas citer 10 films (j'ai vu bien plus de 10 "mauvais" films mais ils n'ont pas même l'étoffe de s'inscrire dans 1 quelconque top). Par chance, j'aime la SF et c'est un genre capable du meilleur comme du pire... Voici donc mon Top Flop (films pourtant félicités par la critique et/ou par l'affluence du public) :
- Mission to Mars (et oui de Palma, consternant ! Mais après la projectx, nous avons bien ri à le critiquer avec mon frère et une amie; ça a bien tenu tout le dîner et on en reparle encore !)
- Avalon d'Oshii (m'a donné autant d'urticaire que Parking de J. Demy qq ans auparavant)
- Catwoman de Pitof (déjà Vidocq vu de loin n'annonçait pas gd chose)
- OSS117 (nominé par l'académie des Césars en vue du vote, je n'ai pu ni l'éviter ni le zapper. Je ne voterai pas, je n'ai pas pu subir tous les films proposés)
- La Trahison de Philippe Faucon (si certains n'en avaient pas dit autant de bien, je l'aurais peut-être oublié)...

Any comments ? A ma droite, j'entends Starsky et Hutch (le film pas la série), Ghosts of Mars (un très mauvais Carpenter c'est vrai), ...
Technorati Tags : top flop, cinema, nanar, sf, moussaka, halle berry
jeudi, février 08, 2007
Top Ten Intervention...
J'ai lu aujourd'hui un top 10 désastreux des films navets de la dernière décennie : on y trouvait des réalisateurs tels que David Lynch, Gus van Sant... Un de mes films préférés s'y trouvait : Ten d'Abbas Kiarostami. (2002)

Un film à voir absolument. Et puis j'aime bcp le cinéma iranien.
Souvent les principaux protagonistes y sont des femmes et des enfants;
de là à dire que les cinéastes iraniens ont une sensibilité très féminine
dans laquelle je me reconnais plus facilement... Pourtant, voyez Ten et goûtez au génie de la mise en scène la plus épurée : j'adore !

Un film structuré de drôle de manière. Un seul lieu : l'intérieur d'une voiture. Plus précisément, les deux sièges avant du véhicule. La caméra fixée soit sur la conductrice, soit sur son(sa) passager(ère), ou pas.
10 séquences.
Ce film raconte le quotidien et la place de la femme dans la société iranienne. Au travers les questionnements du personnage principal, la conductrice, est abordé le rapport des femmes à l'amour, à la religion, à l'enfant, au sexe, au couple, au travail... Mais très vite le cadre déborde les frontières iraniennes. Ça touche à l'universel.
Une mise en scène minimaliste, magistrale. Du non-mouvement dans le mouvement, ou bien l'inverse. Situation quasi-bouddhique dans sa terminologie même : on suit un véhicule, efficace moyen de transport et précieux espace de liberté où le temps est donné à l'un et à l'autre.
Abbas Kiarostami nous donne à y voir leurs corps confinés.
Et aiguise ainsi notre regard.

Champs et contre-champs sur des dialogues et des comédiens qui nous touchent et nous font parfois sourire comme on le ferait de nous-mêmes : un film rare, terriblement sensible et intelligent.
_
Le plus dingue dans ce fâcheux top 10, c'est que j'y ai retrouvé un autre film étonnant sorti en 2002 : Intervention divine d'Elia Suleiman. Un Palestinien de Jerusalem est amoureux d'une Palestinienne de Ramallah.

Ancré dans une réalité d'actualité, ce film raconte à la manière d'une fable l'histoire de ceux qui la vivent. Avec humour et force de symbolisme, Elia Suleiman dépeint le quotidien, les espoirs et désespoirs de ses personnages. La nature humaine parfois mise en cause, ou pas. Regard fabuleusement exacerbé sur un paysage, une terre, des hommes et des femmes. Film poète, magique aussi, encore plus proche de nos rêves. Le film ne cherche pas un hypothétique dialogue, la parole y laisse la place à l'image, et au silence. Comme un espace/temps de réflexion en sus. Film militant. Œil pour œil, absurde pour absurde... Un rythme de lecture vivifiant, bousculé par des séquences musicales, genre comédie.
Une super BO !

Le récit, qui nous perd d'un côté ou de l'autre de la frontière, retrace des instants de vies parallèles, indépendantes et voisines. Plusieurs fois, on revient sur des mêmes gestes, actions répétées jour après jour : un processus de récit proche de la litanie qui rappelle celui des textes religieux. Pourtant dans ce film, de la religion on n'en dit pas un seul mot, pas un seul Nom. Les premières images donnent le ton : un père-noël meurt poignardé en plein cœur, à la frontière entre Israel et la Palestine, un terrain sec et aride brûlé par le soleil. On y voit des mirages. Un film qui passe d'un côté et de l'autre du rêve ou de la réalité, de l'illusion
ou de la désillusion. D'intervention divine, il n'en est plus.
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Un film à voir absolument. Et puis j'aime bcp le cinéma iranien.
Souvent les principaux protagonistes y sont des femmes et des enfants;
de là à dire que les cinéastes iraniens ont une sensibilité très féminine
dans laquelle je me reconnais plus facilement... Pourtant, voyez Ten et goûtez au génie de la mise en scène la plus épurée : j'adore !

Un film structuré de drôle de manière. Un seul lieu : l'intérieur d'une voiture. Plus précisément, les deux sièges avant du véhicule. La caméra fixée soit sur la conductrice, soit sur son(sa) passager(ère), ou pas.
10 séquences.
Ce film raconte le quotidien et la place de la femme dans la société iranienne. Au travers les questionnements du personnage principal, la conductrice, est abordé le rapport des femmes à l'amour, à la religion, à l'enfant, au sexe, au couple, au travail... Mais très vite le cadre déborde les frontières iraniennes. Ça touche à l'universel.
Une mise en scène minimaliste, magistrale. Du non-mouvement dans le mouvement, ou bien l'inverse. Situation quasi-bouddhique dans sa terminologie même : on suit un véhicule, efficace moyen de transport et précieux espace de liberté où le temps est donné à l'un et à l'autre.
Abbas Kiarostami nous donne à y voir leurs corps confinés.
Et aiguise ainsi notre regard.

Champs et contre-champs sur des dialogues et des comédiens qui nous touchent et nous font parfois sourire comme on le ferait de nous-mêmes : un film rare, terriblement sensible et intelligent.
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Le plus dingue dans ce fâcheux top 10, c'est que j'y ai retrouvé un autre film étonnant sorti en 2002 : Intervention divine d'Elia Suleiman. Un Palestinien de Jerusalem est amoureux d'une Palestinienne de Ramallah.

Ancré dans une réalité d'actualité, ce film raconte à la manière d'une fable l'histoire de ceux qui la vivent. Avec humour et force de symbolisme, Elia Suleiman dépeint le quotidien, les espoirs et désespoirs de ses personnages. La nature humaine parfois mise en cause, ou pas. Regard fabuleusement exacerbé sur un paysage, une terre, des hommes et des femmes. Film poète, magique aussi, encore plus proche de nos rêves. Le film ne cherche pas un hypothétique dialogue, la parole y laisse la place à l'image, et au silence. Comme un espace/temps de réflexion en sus. Film militant. Œil pour œil, absurde pour absurde... Un rythme de lecture vivifiant, bousculé par des séquences musicales, genre comédie.
Une super BO !

Le récit, qui nous perd d'un côté ou de l'autre de la frontière, retrace des instants de vies parallèles, indépendantes et voisines. Plusieurs fois, on revient sur des mêmes gestes, actions répétées jour après jour : un processus de récit proche de la litanie qui rappelle celui des textes religieux. Pourtant dans ce film, de la religion on n'en dit pas un seul mot, pas un seul Nom. Les premières images donnent le ton : un père-noël meurt poignardé en plein cœur, à la frontière entre Israel et la Palestine, un terrain sec et aride brûlé par le soleil. On y voit des mirages. Un film qui passe d'un côté et de l'autre du rêve ou de la réalité, de l'illusion
ou de la désillusion. D'intervention divine, il n'en est plus.
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